Américanisation. Une histoire mondiale (18e-21e siècles)
Description
Les États-Unis ont acquis au cours du 20e siècle un rayonnement sans précédent dans l’histoire contemporaine. Ils le doivent à leur puissance militaire et à la force de leur économie, mais aussi à la volonté de construire une nation sans frontières dont l’histoire a été élevée au rang de mythe mondial. La conférence expliquera les ressorts de cette américanisation de la planète mais aussi ses limites, depuis les politiques d’intégration des immigrant·e·s jusqu’aux stratégies d’internationalisation des industries culturelles en passant par la diplomatie culturelle, la conquête des marchés étrangers ou les politiques de nation building.
Conférencier
Ludovic Tournès
Ludovic Tournès est professeur d’histoire globale à l’Université de Genève (Suisse). Ses thématiques de recherche se situent à la croisée de l’histoire des relations internationales, l’histoire transnationale, l’histoire culturelle et l’histoire des sciences, mais aussi des disciplines voisines de l’histoire (sociologie, science politique, anthropologie). Après une thèse de doctorat portant sur la réception du jazz en France, il s’est intéressé à l’histoire de la politique internationale des grandes fondations philanthropiques américaines (Carnegie, Rockefeller, Ford), tout en poursuivant sa réflexion sur les circulations artistiques internationales à travers un travail sur l’industrie du disque et ses mutations depuis la fin du 19e siècle jusqu’à nos jours, ainsi que sur les phénomènes d’américanisation au niveau mondial, objet de son ouvrage : « Américanisation. Une histoire mondiale 18e-21e siècles » (Fayard, 2020, grand prix des Rendez-vous de l’histoire de Blois en 2021). Il a été deux fois lauréat du programme Fulbright (2001, New York University; 2008, Columbia University) et a été Fellow du Princeton Institute of International and Regional Studies de l’Université Princeton au cours de l’année 2018-2019. Il a récemment publié « Histoire de la diplomatie culturelle dans le monde » chez Dunod (2025) et poursuit actuellement ses recherches sur les phénomènes de mondialisation culturelle.


